Voler en drone en France, c'est encadré — mais pas si compliqué quand on a les bonnes bases. Depuis l'harmonisation européenne, les règles reposent sur un système de catégories selon le risque. Voici l'essentiel pour voler légalement en 2026, que vous soyez loisir ou professionnel.
1. Enregistrer son drone (et soi-même)
En France, l'exploitant doit s'enregistrer en ligne sur AlphaTango (le portail de la DGAC) dès lors que le drone pèse 250 g ou plus, ou qu'il est équipé d'un capteur (caméra) — ce qui couvre la quasi-totalité des drones. Vous obtenez un numéro d'exploitant à apposer sur l'appareil. L'enregistrement est gratuit et valable plusieurs années.
2. La catégorie « Open » : A1, A2, A3
La majorité des vols (loisir et beaucoup d'usages pros à faible risque) relèvent de la catégorie Open, divisée en trois sous-catégories selon la proximité avec les personnes :
- A1 — au-dessus des personnes (sauf rassemblements) : pour les drones les plus légers (classe C0 < 250 g, ou C1 < 900 g). Survol de tiers isolés toléré, jamais de foule.
- A2 — à proximité des personnes : pour les drones C2, avec une distance de sécurité. Nécessite le brevet A2 (examen théorique supplémentaire).
- A3 — loin des personnes : zones dégagées, à distance des habitations et des tiers. C'est le cadre le plus permissif en poids (C3/C4) mais le plus restrictif en lieu.
3. Les formations
Pour la catégorie Open, une formation en ligne gratuite + un examen (accessibles via AlphaTango) suffisent pour l'A1/A3. Pour voler en A2, il faut passer un examen théorique complémentaire. L'âge minimum pour télépiloter est généralement de 14 ans.
4. L'usage professionnel et les vols à risque (catégorie « Spécifique »)
Dès que la mission sort du cadre Open — voler plus près des personnes, en agglomération dense, hors vue (BVLOS), à plus de 120 m, etc. — on bascule en catégorie Spécifique. Elle implique des scénarios standardisés (STS européens), une déclaration d'exploitation et, pour le télépilote, un certificat d'aptitude théorique (CATT) en France. C'est le terrain des professionnels aguerris.
En clair : un pilote sérieux qui propose des prestations pro doit pouvoir justifier de sa formation, de son enregistrement et, selon les missions, d'une déclaration en catégorie Spécifique.
5. Les règles de vol à toujours respecter
- Hauteur max 120 m au-dessus du sol (sauf dérogation).
- Garder le drone en vue (vol à vue / VLOS).
- Jamais au-dessus d'un rassemblement de personnes.
- Respecter les zones interdites : aéroports, sites sensibles, militaires, certaines zones urbaines (consultez la carte Géoportail / la réglementation locale).
- Respect de la vie privée : pas de captation d'images de personnes ou de propriétés sans précaution / autorisation.
- Vol de nuit et signalement électronique : soumis à conditions selon la classe du drone.
6. Et l'assurance ?
Pour un usage professionnel, une assurance responsabilité civile dédiée à l'activité de télépilote est fortement recommandée (et souvent exigée par les clients). Elle couvre les dommages éventuels causés par le drone.
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